jeudi 3 juin 2010

MÉTHODES PÉDAGOGIQUES

Notre postion pédagogique

nous souhaitons pouvoir alterner nos interventions avec les groupes formés, afin que chacun bénéficie de nos approches paticulières. Nous pouvons également être disponible pour des entretiens particuliers si certains le demandent, afin d’instaurer une
confiance mutuelle. Notre but est aussi de les accompagner vers le plus d’autonomie possible.


Déroulement des ateliers



- Rencontre

Le point de départ de chaques projets consisterait en des témoignages afin de faire connaissance avec soi-même et les autres.
Ainsi, chaque participant serait amené s’il le souhaite, à raconter son ressenti, ses histoires, ses souvenirs, etc... tout ce que le lieu à investir peut lui évoquer. Il est certain que nous irons là où les participants souhaiterons que nous allions. La parole sera libre mais non contrainte ou scolaire. Nous nous adapterons à toute forme de communication. Ces discussions se feraient sur les lieux ou suite à des visites/repérages de ces lieux.

- Ecriture des projets
Tenter de traduire les désirs des participant en élaborant concrètement le futur projet à l’aide de l’écriture, de story board et de schémas résumant l’action à suivre.
Nous passons d’une approche individuelle à une approche plus collective (éventuellement par la constitution de plusieurs groupes) en définissant les rôles de chacun.

- Réalisation des projets en équipe
En effet, le stop motion requière un véritable travail d’équipe et permet ainsi à chacun de prendre une place spécifique tout en développant une esprit de collaboration.
Les rôles attribués (mais non imposés) aux habitants pour la réalisation du projet ont pour but de les sortir de leur quotidien en mettant en place un esprit de jeu de groupe où chacun aurait la possibilité de se découvrir davantage soi-même et par rapport aux autres.


Pourquoi le Stop Motion


- Repères
Né en 1908 dans le court-métrage d’ Emilie Cohl, «Les allumettes animées», la technique du Stop motion s’est développée au fi l du temps et récemment des artistes comme Muto ou encore le collectif Combo ont investissent les espaces urbains et ruraux. L’intégration de ces décors dans les films en stop motion surprend de par l’enrichissement des jeux graphiques et spatiaux qu’ils apportent.
De plus, cela amène une proximité fertile avec la vie de quartier, cassant ainsi cette barrière qui se dresse bien souvent entre des formes d’arts étiquetées maladroitement «art contemporain» et «art populaire».


- Procédé

Techniquement, le principe du Stop Motion est de créer un mouvement à partir d’éléments immobiles.
Il s’agit donc de photographier ou de filmer les éléments fixes d’une scène, en les modifiant entre chaque prise de vue pour ensuite faire défiler les images prises à une certaine vitesse afin de leur donner une impression de mouvement. Le concept est assez proche des dessins animés. Le Stop Motion peut mettre en scène des êtres humains, des espaces, des dessins, des peintures et des objets.


- Transdisciplinarité

Cette Technique nous permet donc d’aborder de nombreuses notions artistiques sans pour autant les rendre complexes.
Allant de la conception (procédés d’écritures tels que scénarios, story boards...) à la réalisation (mise en scène, prise de vue, décor, dessin/peinture, volume) , il est question d’aborder chacun de ces domaines de façon très simple et basique.


- Valoriser les matériaux pauvres

En outre, l’une des règles pour la réalisation de ces films en Stop motion est de «faire avec les moyens du bord», les matériaux pauvres seront privilégiés.
Ainsi, les participants seront invité à concevoir et réaliser leurs idées avec les éléments qu’ils trouveront sur le lieu (briques, bout de fi celle, sable, etc..). Exceptée la peinture (fournie par l’atelier),aucun objet se trouvant hors du lieu et du contexte, ne pourra figurer dans la mise en scène.
Cette démarche permet alors de prendre conscience qu’il est possible de créer, de redonner vie avec très peu de choses.